Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
les mollets moteurs
Articles récents

Le changement, c’est maintenant, et c’est au Pérou que ça se passe

18 Avril 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Perou

A changement de pays, changement d’ambiance immédiat. La chaleur est très lourde, les camionnettes sont devenues des rickshaw à l‘indienne, les bonjours sont moins chaleureux. Nous n’arriverons pas à rejoindre la ville de San ignacio avant la tombée de la nuit, nous faisons donc une escale bivouac à quelques kilomètres de la frontière.

Le lendemain, une rude journée nous attend. Nous sommes dans une partie déserte du Pérou, nous voudrions rejoindre San Ignacio avant ce soir, nous n’avons plus rien à manger et l’eau s’épuise. Départ au chant du coq, les montées sont raides mais nous y arriverons. En pleine concentration pour éviter un chien et garder le rythme de l’ascension, nous entendons des cris d’encouragement derrière nous, une voiture ralenti, une pancarte « Suerte amigos » sort du véhicule et de larges sourires nous encouragent. Nos compagnons Marion et Fabrice se trouvent face à nous, sur une route presque déserte. Ils sont en mini bus. Nous prenons le temps d’échanger quelques mots, ils descendront du bus à San Ignacio pour nous attendre. Ils mettront 1h30 à rejoindre la ville, il nous faudra une bonne partie de la journée. Ces retrouvailles nous permettent de pédaler à vive allure toute la journée, ce qui ne nous empêchera pas de monter dans une petite camionnette le temps d’une côte un peu chaotique.

Nous parvenons à retrouver nos amis dans cette petite ville sans charme et pas vraiment accueillante. Nous décidons dès le lendemain de prendre avec eux un bus de nuit qui nous conduira jusqu’à Chiclayo puis Trujillo, afin de zapper toute une partie du nord Pérou qui ne nous enthousiaste guère.

 Le changement, c’est maintenant, et c’est au Pérou que ça se passe
 Le changement, c’est maintenant, et c’est au Pérou que ça se passe
 Le changement, c’est maintenant, et c’est au Pérou que ça se passe
Lire la suite

L’heure du bilan

17 Avril 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Equateur

Avant de s’immerger dans l’ambiance péruvienne, quelques mots et chiffres clefs de notre expérience équatorienne à vélo :

45 jours de voyage et de découvertes

18 jours de pédalage, avec en moyenne 5 heures de pédalage et 50 km parcouru par jour

Des milliers de buenos dias, buenas tardes

Des centaines de sourires

Des conditions climatiques très variables : soleil, pluie, soleil + pluie, pluie + vent, boue + vent + soleil, vent de face + vent de face.

Le top : 500 mètres avec le vent dans le dos dans une montée

L’étape la plus dure : La montée au pied du Cotopaxi

La plus belle descente : 20 km de dénivelé négatif entre Cuenca et Ona au cœur des Andes

Notre coup de cœur : On vous l’a présenté dans l’article « on a roulé au Paradis ».

125 km en bus.

Ce que nous avons aimé de l’Equateur :

- les soupes monstrueuses et non mixées avec tout plein de bonnes choses (muy rico !)

- les jus de fruits frais 100% avec goût et saveurs sans cesse renouvelés

- l’accueil et la curiosité des habitants

- la diversité des paysages

- les petites camionnettes et la conduite très prudente envers les cyclistes

- les uniformes d’écoliers

- les marchés, toujours plus beaux les uns que les autres

- les petites maisons simples et fonctionnelles

- la rencontre avec les communautés indigènes

- le président Correa, qui met en place une politique pour l’éducation, la santé, la voirie tout cela en indépendance par rapport à l’impérialisme des (soi-disants) Grands Pays de ce monde.

Ce que nous n’avons pas aimé de l’Equateur :

-le mauvais accueil des chiens tout au long de la route

-la notion de la distance et du degré des côtes (par « c’est plat », entendre : « ça grimpe »)

-les larves dans la pâte à crêpes

-quitter l’Equateur après 45 jours de découvertes et de partage

Lire la suite

La grande traversée jusqu’à la frontière

15 Avril 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Equateur

Il a bien fallu quitter notre petit paradis terrestre. Dès l’aube, les montures sont prêtes, nos copains français, Marion et Fabrice, rencontrés dans une communauté indigène près de Riobamba, nous ont rejoints et nous font pour la deuxième fois de notre voyage un coucou de la main. Au premier passage de pont, le vélo de Mathilde, mal posé sur sa béquille pique droit en avant dans un haut fossé. Oups ! Nous sortons donc tant bien que mal le vélo du petit précipice et récupérons ce qui en est tombé. C’est bon, la boulette de la journée est arrivée à 7h50, nous pouvons maintenant rouler tranquilles.

Le ciel est accueillant, la route engageante, les paysages agréables. Mais ce plaisir de la matinée ne durera pas. Après 3 heures de pédalage, la pluie commence à nous taquiner, les montées s’endurcissent et la route se transforme en véritable piste. Notre carte routière se révèle complètement fausse, il faut multiplier les distances par 2. Mais après une semaine de repos, le mental et le corps acquiescent sans difficulté.

Après une première nuit passée dans un village au milieu de la montagne, nous prenons peur : il a plu toute la nuit et le ciel matinal n’est pas plus clément : des cordes s’abattent sur la piste de terre. Nous avons le sentiment de pédaler dans un champ de vaches en plein hiver. De la gadoue jusqu’aux mollets, nos vélos n’ont pas les 4 roues motrices qui nous permettraient d’avancer. Des torrents de boues dévalent la montagne (c’est impressionnant à voir et à vivre) et se frayaient un chemin sur la piste. A plusieurs reprises, pas d’autre solution que de quitter les chaussures, remonter les pantalons jusqu’aux cuisses et faire passer les vélos à la force des bras en évitant de se faire embarquer par la puissance des flots. En fin de journée, épuisés alors que la nuit commence à tomber et la brume à se lever, nous posons la tente dans une cour d’école, perdue au milieu des montagnes.

L’étape du lendemain doit nous conduire à Zumba, ville frontalière du Pérou, qui, selon la carte ne devrait plus être très loin. Mais il est toujours plus facile de voyager sur carte que de taquiner les routes du monde. Nous arriverons à Zumba en début d’après-midi, pour nous rendre compte que la frontière n’est pas à 17km, mais à plus de 30km. Nous dormons dans cette ville peu attirante, pour ne pas dire glauque, et reprenons la route le matin suivant.

Le passage de douane se fait au rythme local. La police équatorienne rigole en voyant mes jambes (Mathilde) criblées de piqûres de moustiques et nous conseille un anti-moustique très puissant, nous faisons des aller/retour entre des cabanes en tôle pour obtenir les tampons, autorisations et documents nécessaires à notre passage au Pérou.

La grande traversée jusqu’à la frontière
La grande traversée jusqu’à la frontière
La grande traversée jusqu’à la frontière
La grande traversée jusqu’à la frontière
La grande traversée jusqu’à la frontière
La grande traversée jusqu’à la frontière
La grande traversée jusqu’à la frontière
La grande traversée jusqu’à la frontière
Lire la suite
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>