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les mollets moteurs

argentine

Le marché du travail argentin

16 Novembre 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Argentine

Hier soir, 22h. Un homme frappe à la porte de la maison. Il a besoin d'un travail. Sur le pas de porte, la discussion entre le propriétaire de la ferme et cet homme dure une dizaine de minutes. Le propriétaire revient s'assoir à la table et nous informe : "j'ai embauché ce type, il commence demain" avec un naturel qui n'étonne ni sa femme, ni lui même.

Et nous qui croyions qu'il n'y avait que dans les films que ça se produisait.

Il n'y a pas qu'en kilomètres que la distance avec la France se mesure.

Derrière cette porte se cache peut-être du travail ?

Derrière cette porte se cache peut-être du travail ?

Porte témoin de cette embauche express!

Porte témoin de cette embauche express!

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La controverse du short

10 Novembre 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Argentine

Mathilde voulait un short. Un short simple, un short surtout pas cher. Un short qui lui permette de travailler à la ferme sans avoir trop chaud. Alors, Mathilde est allée dans un magasin de vêtement bas de gamme et à décrit le style de short qu’elle souhaitait. La vendeuse en a sortit une bonne quantité, tous trop beaux et trop chers pour l’usage qu’elle en ferait. Enfin, Mathilde trouva le short qu’il lui fallait. Un short noir de foot à 2 francs 6 sous, arboré d’un petit écusson d’une équipe qu’elle ne connaissait pas. Alors Mathilde a commencé à travailler avec ce short. Si l’histoire s’arrêtait ici, soyez sûrs que vous n’auriez pas lu ces lignes, les histoires de vêtements, ce n’est vraiment pas son truc. Mais, quelques jours plus tard, quelqu’un l’a reluquée avec un regard appuyé et à prononcé ses mots : « usted es de River ? ». Sur le coup, elle a fait répéter la question. Puis elle a compris ce qu’elle devait traduire par : « tu supportes l’équipe de River ? ». Un léger malaise s’en est suivit. Puis, le lendemain, c’est au tour de 2 gamins de 8 ans de venir l’encercler et lui poser mots pour mots la même question avec un réel dégoût. Le mot est ensuite passé auprès des autres enfants et tous ont dénoncé Mathilde du doigt. Lors de l’interview accordée à la télé, le journaliste lui-même la met à l’aise en lui glissant à l’oreille : « ne t’inquiètes pas, on ne fera pas apparaitre ton short à la télé ». Les jours s’enchaînent ensuite sur le même ton avec les adolescents, le boucher, les personnes de coin de rue, les amis rencontrés autour du barbecue. Peu d’hommes lui font un clin d’œil complice, beaucoup seraient prêts à lui cracher dessus. Côté femmes, c’est plutôt avec bonne humeur que le logo est accueilli, comme cette institutrice, qui, à peine une visite démarrée dit à ses élèves « regardez, voici une personne qui vit depuis peu de temps en Argentine et qui sait déjà choisir la meilleure équipe ».

Oui, parce que Mathilde a découvert qu’elle supportait une des 2 grandes équipes d’Argentine avec cet écusson brodé sur un short bon marché, tout juste bon à traîner dans la terre et à essuyer les pattes des animaux. Mathilde supporte sans le vouloir l’équipe de River, l’équipe qui n’a pas du tout la côte en ce moment en Argentine. Mais au vu des réactions de la gente féminine Mathilde en conclu que les joueurs de River doivent être physiquement plus intelligents que ceux de l’équipe adverse. Et surtout, le foot ici, c’est une religion, c’est politique. Ici, on ne badine pas avec ce sport.

Mathilde ne porte d’intérêt ni au football, ni à la mode. Et avec ces aventures, elle découvre qu’à l’avenir, il faudra peut-être regarder cela de plus près.

Le short

Le short

Le logo

Le logo

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Un dimanche argentin

4 Novembre 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Argentine

Aujourd’hui, dimanche, nous sommes invités à partager la journée au cœur d’une famille argentine. Autant vous dire que la recette d’un dimanche est sacrée et l’on se demande si l’on va arriver à se fondre dans la masse. Cette interrogation ne dure pas longtemps. L’énergie et l’accueil des argentins nous font sentir d’ici.

La famille se retrouve aux environ de 13h, heure à laquelle les hommes se chargent d’installer le bois selon un rituel que chaque asador invente. Lorsque la première flamme crépite, on branche les amplis, musique à fond, on débouche les bouteilles de vin auprès du feu pendant que les femmes dressent la table et préparent les salades. Attention, ne chercher surtout pas à inverser les rôles, on vous fusillerait du regard. L’homme est le seul roi du feu mesdames. Mais bon, à la limite, si vous pouvez être dans les parages pour apporter fissa une fourchette ou le sel oublié par messieur, on ne vous en tiendra pas rigueur. Les premiers morceaux de viande lancés sur le feu et il est déjà 14h30. Nos estomacs gargouillent, mais en Argentine, on est jamais pressé, alors on reprend nous aussi un verre de vin pour patienter. Après avoir déposé une quantité gargantuesque de viande sur le grill et l’avoir salée plusieurs fois sur chaque face, on la laisse cuire une bonne heure. Ce qui nous amène à 16h où l’on passe enfin à table.

Par tradition, on fait une petite prière et l’on applaudit l’asador (cet homme-dieu responsable du feu et de la cuisson), puis on attaque avec un vif coup de fourchette tous ces morceaux de viande tous aussi délicieux les uns que les autres. Costilla, morcilla, chorizo, punta de espalda, ça gueule autour de la table, on en demande encore de cette viande savoureuse au nez et à la barbe des salades qui sont oubliées dans un coin de table. Certains ingurgitent chaque dimanche jusqu’à 3kg de viande ! Mais la moyenne se situe plutôt entre 500g et 1kg par convive. Le vin et les boissons gazeuses aident à faire passer l’ensemble. En fin de repas, on passe au jardin pour partager le fameux Fernet-Coca (mélange de Fernet Branca et de Coca-Cola) dont les argentins sont fans et fiers. Avis aux novices, après un asado, un litre de vin et un soleil cuisant, le Fernet, ça achève. Il faut de l’entraînement pour suivre le rythme. Pour les plus soucieux de leur santé, un autre groupe fait tourner le maté (boisson à base de feuilles de maté, amère comme le café, que l’on boit dans une calebasse à l’aide d’une pipette et que l’on fait tourner).

Une fois les dernières gorgées bues, direction le stade de foot où se joue ce soir une partie opposant San Martin à Jujuy. Le stade de foot est l’endroit absolument parfait pour apprendre les jurons qui manquaient à notre répertoire. L’ambiance dans le stade est vive, on hurle, on chante, on accroche des drapeaux de soutien aux grillages du stade, on reçoit les postillons du voisin visiblement pas d’accord avec l’arbitre et la bière de celui qui avait oublié en voir une en main au moment du but. Ca fait partie du jeu. Mathilde, qui ne veut toujours pas se forcer à comprendre les règles de ce jeu, se prend à hurler sur les joueurs mal placés. Une fois le coup de sifflet final rendu, chacun rentre chez soi le cœur léger d’une journée partagée.

Et oui, à la fin, on se dit que ça nous plaît bien de jouer les argentins.

Panoplie parfaite pour un bon asado

Panoplie parfaite pour un bon asado

Sous vos yeux, 18 kilogrammes de viande pour 30 personnes

Sous vos yeux, 18 kilogrammes de viande pour 30 personnes

Même les végétariens sont tentés, c'est dire...
Même les végétariens sont tentés, c'est dire...
Même les végétariens sont tentés, c'est dire...

Même les végétariens sont tentés, c'est dire...

Les bonnes tablées on aime ça

Les bonnes tablées on aime ça

Apéro fernet coca dans un quartier populaire de la banlieue de San Juan

Apéro fernet coca dans un quartier populaire de la banlieue de San Juan

Stade de la petite ville de San Martin

Stade de la petite ville de San Martin

Désolé pour vos oreilles mais on partage tout et surtout la musique du dimanche

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