Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
les mollets moteurs

perou

Deux nuits au poste

30 Mai 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Perou

Entre la ville de Huanuco et Huancayo nous roulons dans un paysage qui oscille entre pampa déserte et paysage minier. Nous passons un col à 4200 mètres aux environs de Cerro de Pasco. L’ambiance est particulière : grandes lignes droites d’altitude, de hautes herbes raides, fines et sèches, se balançant au rythme du vent souvent violent, des vigognes et des lamas qui nous saluent du haut de leur long cou. Les camions accélèrent leur vitesse, pour une fois qu’il y a une ligne droite.

Le dérèglement climatique se fait sentir ici, comme nous le répètent beaucoup de locaux : nous sommes en période sèche et il pleut, il grêle même, alors qu’en cette époque aucune goutte n’est censée tomber. Alors, on se permet de petites pauses à l’abri de taules tenues par 4 bâtons, en bord de route qui servent de commerce à un vendeur de fromage, à une cuisinière qui sert d’énormes soupes, à un petit bar où l’on nous propose un chocolat chaud (tiens ? c’est la première fois que l’on en voit sur le continent) accompagné d’une galette frite (hum, c’est bon, c’est gras).

Nous sommes dans une zone où le narco-trafic est présent : les feuilles de coca poussant à quelques heures de là, on nous recommande un peu de prudence et les contrôles policiers sont très fréquents sur la route. C’est ainsi que nous nous retrouverons à dormir dans des postes de police deux nuits de suite. L’accueil y est au premier abord froid puis se détend peu à peu, jusqu’à devenir sympathique au point qu’un des policiers nous offre le petit déjeuner le lendemain matin.

Cette partie du Pérou vit essentiellement de l’extraction minière et du narcotrafic. On le remarquera notamment tout le long de la route menant à Huancayo où les grosses voitures contrastent avec les tas de ferraille que nous avons croisé jusque alors.

Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Deux nuits au poste
Lire la suite

On roule à trois

19 Mai 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Perou

Juste avant notre départ de l’hôtel, nous tombons nez à nez avec Nando, cyclo-voyageur qui écume la planète depuis 8 ans. Nous allons dans la même direction et décidons d’avancer ensemble. La route est asphaltée, ce qui est bien agréable après plusieurs journées de piste.

Tous les trois, nous dormirons dans un petit village, accueillis par la gérante d’un restaurant qui nous permet de poser nos tapis de sol dans la salle de restau. Je commence à trier le riz avec elle, puis elle se lève, revient 10 minutes plus tard et nous ouvre un dortoir qui se trouve sous un petit hôtel, nous offrant une nuit dans des lits, ce qui ne se refuse pas.

Le lendemain, la journée se déroule sans une descente, sans un plat. Juste une belle et jolie grimpette à travers les vallées. Encore un col à franchir (celui-ci à 4200mètres).

Nous arrivons en fin de journée à la Corona del Inca, énorme pierre sculptée qui apparemment aurait une tête d’Indien. C’est peut-être la fatigue, mais nous, on n’a pas vu d’indien, ni de couronne, juste un couché de soleil coloré sur les vertes montagnes. Une fois le soleil caché, le froid est vif.

Sur les derniers kilomètres, une voiture de police nous informe que cette route est dangereuse, beaucoup de personnes se font dépouiller sur ce tronçon de route. Alors, elle nous escorte, jusqu’au sommet. Puis, un des policiers nous indique de nous présenter à la prochaine voiture de police, quelques kilomètres plus loin en leur demandant de nous indiquer un lieu sûr pour passer la nuit. C’est ainsi que nous serons accueilli très gentiment par Mary. Les hommes (Brice et Nando) dorment dans une grange, moi avec les femmes, au grenier, au milieu des pommes de terre, des oignons et des herbes séchées. Le soir, nous partageons une soupe dans la cuisine en terre battue. Le four à bois est en terre également, les cochons d’Inde sont en liberté sur le sol, les plus dodus passerons à la casserole dès dimanche.

Le lendemain est une véritable fête : nous parcourons 60km en seulement 2h30. La route descend en lacets jusque Huanuco, grande ville perdue au milieu des montagnes. Nous y ferons une halte de 2 jours avant de nous rendre vers les prochains cols.

On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
On roule à trois
Lire la suite

A couper le souffle !

16 Mai 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Perou

Parfois, il nous arrive d’avoir les yeux un peu volages et l’esprit peu concentré sur les cartes. Au départ de Huaraz, nous partions, fleur au fusil, poursuivre notre chemin. Nous n’avions pas pris conscience que nous allions traverser le Parque National Huascaran (celui qui protège la Cordillère Blanche), nous n’avions pas identifié que nous partions pour être seuls au milieu des montagnes. Nous n’avions pas fait le plein de notre réchaud d’essence pour cuisiner. Nous n’avions de frais que deux bananes et un sachet de pain. Puis, après une soixantaine de kilomètres sur route asphaltée, un homme nous indique qu’il nous faut bifurquer dans un petit chemin. Nous lui demandons, sûrs de notre coup, à combien de temps se trouve le prochain village : « Cinco horas en caro», nous répond-il ! « Attends, 5 heures en voiture, vu le dénivelé et la mauvaise qualité de piste, ça veut dire 5 jours en vélo au moins. Non, cet homme doit grossir les chiffres, sur notre carte, des pueblos sont indiqués tous les 30km. Têtus que nous sommes, nous nous engageons dans le chemin de terre. Cinq kilomètres plus tard, nous planterons la tente, dans un décor magnifique de montagnes vallonnées, surplombant la rivière.

En reprenant la route le lendemain, nous sommes pris d’un doute : on s’enfonce à grands coups de pédales dans des montagnes. Et si l’homme d’hier avait raison ? Et si l’on était en train de s’aventurer dans une zone vide de toute habitation ? Nous nous fixons pour objectif de rejoindre Carpa, indiqué comme un village sur la carte. Carpa est en fait un poste de contrôle, chargé de faire payer l’entrée au parc. Ici, nous rencontrons Andy, le garde du parc, passionné de vélo, qui nous offre un thé bien chaud et une soupe brûlante. Nous partageons donc le déjeuner avec lui. Il nous confirme les dires de l’homme d’hier : oui, les cartes indiquent des villages qui n’existent pas. Non, nous ne trouverons rien pendant 100 km.

Il remplit donc notre bidon d’essence afin que l’on puisse cuisiner, nous offre un énorme fromage frais fait par le berger qui habite juste au dessus. Nous met en garde contre les voleurs d’animaux qui rôdent parfois la nuit.

Nous tutoyons les glaciers et la cordillère blanche, on tend le visage vers la gauche et on peut l’embrasser. Nous troquons nos tee-shirts contre des polaires, des gants, un bonnet. Nous traversons une chaîne de montagnes où cohabitent les vaches et les alpagas. Seules quelques cahutes de cailloux et en toit de paille sont des signes de présence humaine. Les nuits sont très fraiches (environ 0°) et l’on supporte nos sacs de couchages.

Au troisième jour de pédalage, nous voulons passer le col à 4900 mètres d’altitude, point culminant de l’étape. Une fois cette altitude passée, nous devrions peu à peu redescendre. La journée est très difficile, plus l’on monte en altitude, moins le chemin est praticable, plus le vent est violent et l’air froid. L’oxygène manque, nous devons pourtant trouver l’énergie nécessaire à nos jambes. Nous respirons fortement sans avoir l’impression de faire entrer de l’air de nos poumons. Nos têtes se serrent et c’est bientôt un mal de crâne plombant. On enlève nos casques pour que notre boîte crânienne ne se sente pas trop étriquée. Nous sommes épuisés mais nous ne voulons pas dormir ici. Il nous faut passer ce fichu col, redescendre et poser la tente un peu plus bas, à une altitude plus propice à la vie humaine.

Chaque mètre est une difficulté, chaque mètre est une récompense. Nous sommes au sommet de la cordillère blanche, une vue magique sur tous les sommets. Tout à coup, Brice hurle : « il y a une route, une route asphaltée, regardes, là-bas ! ». Après 3 jours sans croiser autre âme vivante que nous même et quelques alpagas, une route serpente quelques kilomètres plus bas. On reprend des forces pour la rejoindre avant la tombée de la nuit. A 17h30, nous arrivons dans un petit village. Il y a un hôtel. Il y a une douche chaude. Il y a un lit. Cette nuit, nous rêvons au chaud.

A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
A couper le souffle !
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 > >>