Le changement, c’est maintenant, et c’est au Pérou que ça se passe
A changement de pays, changement d’ambiance immédiat. La chaleur est très lourde, les camionnettes sont devenues des rickshaw à l‘indienne, les bonjours sont moins chaleureux. Nous n’arriverons pas à rejoindre la ville de San ignacio avant la tombée de la nuit, nous faisons donc une escale bivouac à quelques kilomètres de la frontière.
Le lendemain, une rude journée nous attend. Nous sommes dans une partie déserte du Pérou, nous voudrions rejoindre San Ignacio avant ce soir, nous n’avons plus rien à manger et l’eau s’épuise. Départ au chant du coq, les montées sont raides mais nous y arriverons. En pleine concentration pour éviter un chien et garder le rythme de l’ascension, nous entendons des cris d’encouragement derrière nous, une voiture ralenti, une pancarte « Suerte amigos » sort du véhicule et de larges sourires nous encouragent. Nos compagnons Marion et Fabrice se trouvent face à nous, sur une route presque déserte. Ils sont en mini bus. Nous prenons le temps d’échanger quelques mots, ils descendront du bus à San Ignacio pour nous attendre. Ils mettront 1h30 à rejoindre la ville, il nous faudra une bonne partie de la journée. Ces retrouvailles nous permettent de pédaler à vive allure toute la journée, ce qui ne nous empêchera pas de monter dans une petite camionnette le temps d’une côte un peu chaotique.
Nous parvenons à retrouver nos amis dans cette petite ville sans charme et pas vraiment accueillante. Nous décidons dès le lendemain de prendre avec eux un bus de nuit qui nous conduira jusqu’à Chiclayo puis Trujillo, afin de zapper toute une partie du nord Pérou qui ne nous enthousiaste guère.