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les mollets moteurs

En route vers le Chili

18 Juillet 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Bolivie

Lundi 1er juillet, cela nous a semblé une bonne date pour quitter La Paz et reprendre notre parcours sur les routes boliviennes. Nous nous sommes décidés à faire une petite percée au Chili, sur une partie de la cordillère qui longe la frontière bolivienne. Alors, ce lundi, en route. De nombreux cyclistes nous déconseillent fortement de quitter La Paz en vélo, car ça grimpe très vite de 3200 à 4000 mètres et il faut reprendre l’autoroute qui nous a permis d’entrer dans la ville. Beaucoup le font en bus et enfourchent de nouveau leur bicyclette une fois en hauteur, sur l’altiplano. Nous n’avons pas envie de prendre un bus, nous tentons donc de trouver un itinéraire bis pour monter cette côte interminable. On ne regrette pas notre décision : une vue superbe s’offre à nous, au prix bien sûr d’efforts musculaires ! Les pots d’échappement des véhicules, la circulation, les marchés, les travaux, autant de pièges à éviter. Nous mettons 4h pour parvenir sur les hauteurs de la ville puis nous filons sur la grande route qui parcourt l’altiplano jusqu’à Oruro. Fort heureusement nous ne ferons que 60km sur cette route folle et dangereuse. Nous trouvons d’ailleurs une route asphaltée en travaux interdite à la circulation en parallèle de la nôtre. Nous l’empruntons et les coups de pédale deviennent un vrai bonheur. Nous sommes seuls sur une route parfaitement lisse. A Patacamaya, où nous devons bifurquer à droite pour nous diriger vers le Chili, grand coup de frein et crissement de pneus. Nous devons faire le plein de nourriture et d’essence pour le réchaud car nous devons être autonomes pour une dizaine de jours. Nous nous apprêtons à entrer dans une zone déserte. Les sacoches pleines de pâtes, riz, avoine, fruits secs, nous avançons sur une route plus paisible.

En quelques kilomètres, les décors changent à vive allure. Nous pouvons, avec nos pauses régulières, prendre le temps de les apprécier. Nous traversons l’altiplano, vierge, aride, venteux où paissent des troupeaux de lamas qui nous dévisagent nonchalamment, passons ensuite dans un paysage lunaire. On croirait ensuite s’être égarés et être arrivés au Grand Canyon. Sur cette route hostile climatiquement parlant, nous trouvons sans peine l’hospitalité chez les habitants. Le plus surprenant, c’est qu’ils n’ont jamais l’air surpris de voir face à eux des gringos, fatigués et sales, leur demander s’ils auraient un peu de place pour que l’on puisse mettre nos tapis de sol et dormir. Chez les gens de l’altiplano, on comprend la fatigue, le froid et la faim et on ne vous demande rien d’autre. On nettoie a grands coups de balai un bout de grange qui sert de chambre à toute la famille et on vous demande de vous installer, entre viande de lamas séchée, peaux de moutons et bouteille de Coca Quina vides qui attendent une poubelle depuis quelques mois. Un soir, nous ferons cuire des pâtes pour une famille avec qui nous mangerons. La femme souhaite apprendre à cuisiner des œufs au plat « à la française ». Elle est ravie de mon cours de cuisine et dorénavant, elle les cuisinera comme ça. « C’est moins gras, on grossira moins et ça conserve les vitamines », nous dit-elle. Oui, mais avec ce froid d’altitude, on est bien contents, nous, de trouver leurs œufs « bien fritos », cuits dans une marmite d’huile.

En route vers le Chili
En route vers le Chili
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Au pays de Tarzan et du Marsupulami

6 Juillet 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Bolivie

Après avoir vu tant de films, d’images, après en avoir tant imaginé, après 24 heures de bus (voir article plus haut), nous voici en plein cœur de la forêt amazonienne bolivienne. A notre arrivée, il tombe des poissons (oui, c’est comme cela qu’on dit ici). Pour la petite histoire, il y a très souvent des mini-tornades dans la région qui effleurent le fleuve Béni et aspirent des poissons. La tornade continue de se déplacer (avec les poissons) et lorsqu’elle s’arrête, libère les poissons qui semblent arriver du ciel avec la pluie. Aucun poisson ne nous est tombé sur la tête, mais un papy a prit plaisir à nous raconter cette histoire au petit déjeuner.

Il est interdit de s’aventurer seuls dans la forêt amazonienne. Nous faisons donc appel à une agence qui peut nous emmener dès le lendemain. Grande chance pour nous, aucune autre réservation. Nous sommes seuls avec un guide pour 3 jours. Nous prenons un radeau pendant 2 heures afin de rejoindre notre base (de magnifiques lodges au milieu des bananiers et des toucans). Une cuisiniène nous préparera de super plats typiques durant 3 jours pendant que nous parcourrons la forêt. Ce luxe est à la fois gênant et des plus agréables.

Nous découvrons des fourmis grandes comme des scarabées, des serpents de 3 mètres, des araignées invisibles, quelques singes, le bruit des toucans, des perroquets aux milles couleurs, une trace de jaguar, les yeux d’un caïman dans la nuit, des plantes médicales, des arbres aussi hauts qu’un building. Nous sommes tout petits et vulnérables dans cette forêt démesurée où tout cohabite en harmonie junglesque.

A chaque retour d’expédition, nous savourons de merveilleux beignets de yuca, des salades de papaye verte, un chocolat chaud et un café produits dont le cacao et le grain sont cultivés dans le jardin, des frites de bananes, un poisson pêché le matin dans la rivière.

Le lit possède une immense moustiquaire qui nous fait un lit à baldaquins. Une vraie pause de type « lune de miel ».

Au pays de Tarzan et du Marsupulami
Au pays de Tarzan et du Marsupulami
Au pays de Tarzan et du Marsupulami
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Une pause agréable en pleine ville

3 Juillet 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Bolivie

Etagée entre 4000 mètres et 3200 d’altitude, La Paz, capitale de la Bolivie est surtout populaire pour son placement en tant que capitale la plus haute du monde. Les constructions à flanc de montagnes semblent être des petits villages assemblés les uns aux autres.

A notre arrivée à La Paz, nous sommes accueillis par Eveline, notre warmshoweurse, qui nous emmène, à peine nos vélos posés, dans les petites rues du quartier colonial avec des amis afin de boire un verre au milieu de l’effervescence d’un samedi soir. La ville nous semble immédiatement sympathique. Nous prenons plaisir à nous plonger dans un week-end bolivien.

Nous parcourons dès le lendemain des rues qui n’en finissent pas de monter et de descendre, de véritables montagnes russes. Nous prenons nos aises dans le marché central où nous nous rendons chaque jour pour découvrir un nouveau plat. Nous avons nos habitudes dans la jugeria (qui fait des jus de fruits frais délicieux), nous croisons des gens que nous avons rencontrés le premier jour et comme si nous étions d’ici depuis toujours, nous nous saluons et échangeons quelques mots, voire, quelques pas.

Nous découvrons l’Alliance Française et ses projections de films, trouvons une merveilleuse boulangerie de quartier, ainsi qu’une fromagerie. Nous faisons nos courses sur le petit marché qui n’a plus de secrets pour nous.

Après une escapade en Amazonie, nous retrouvons avec plaisir cette ville qui est un peu devenue la nôtre. Nous déménageons vers une casa de ciclistas où nous vivons quelques jours au milieu de cyclistes du monde entier. Chacun à son parcours, chacun à ses rêves, chacun à ses expériences, tout le monde partage. Nous échangeons les cartes, les bons plans, les difficultés de route, les merveilles. Les vélos réglés, les sacoches remplies de vivres, nous pourrons repartir et quitter notre petite vie « sédentaire » de quelques jours.

Une pause agréable en pleine ville
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