Au pays de Tarzan et du Marsupulami
Après avoir vu tant de films, d’images, après en avoir tant imaginé, après 24 heures de bus (voir article plus haut), nous voici en plein cœur de la forêt amazonienne bolivienne. A notre arrivée, il tombe des poissons (oui, c’est comme cela qu’on dit ici). Pour la petite histoire, il y a très souvent des mini-tornades dans la région qui effleurent le fleuve Béni et aspirent des poissons. La tornade continue de se déplacer (avec les poissons) et lorsqu’elle s’arrête, libère les poissons qui semblent arriver du ciel avec la pluie. Aucun poisson ne nous est tombé sur la tête, mais un papy a prit plaisir à nous raconter cette histoire au petit déjeuner.
Il est interdit de s’aventurer seuls dans la forêt amazonienne. Nous faisons donc appel à une agence qui peut nous emmener dès le lendemain. Grande chance pour nous, aucune autre réservation. Nous sommes seuls avec un guide pour 3 jours. Nous prenons un radeau pendant 2 heures afin de rejoindre notre base (de magnifiques lodges au milieu des bananiers et des toucans). Une cuisiniène nous préparera de super plats typiques durant 3 jours pendant que nous parcourrons la forêt. Ce luxe est à la fois gênant et des plus agréables.
Nous découvrons des fourmis grandes comme des scarabées, des serpents de 3 mètres, des araignées invisibles, quelques singes, le bruit des toucans, des perroquets aux milles couleurs, une trace de jaguar, les yeux d’un caïman dans la nuit, des plantes médicales, des arbres aussi hauts qu’un building. Nous sommes tout petits et vulnérables dans cette forêt démesurée où tout cohabite en harmonie junglesque.
A chaque retour d’expédition, nous savourons de merveilleux beignets de yuca, des salades de papaye verte, un chocolat chaud et un café produits dont le cacao et le grain sont cultivés dans le jardin, des frites de bananes, un poisson pêché le matin dans la rivière.
Le lit possède une immense moustiquaire qui nous fait un lit à baldaquins. Une vraie pause de type « lune de miel ».