Carte postale venue de ce monde
Nous venons d’arriver par le Rio de la Plata dans un pays jusqu’ici inconnu. Les autochtones le nomment Uruguay. Mais ce nom à lui seul est bien loin de représenter ce que l’on vit ici. Alors que nous n’avions aucune image de ce pays avant d’y poser le pied, nous voici à prendre des clichés avec nos yeux grands ouverts de chaque instant savouré ici.
Les rues de Colonia sont pavées et étroites et dans chacune souffle le vent rafraichissant venu du Rio. Les ruelles sentent ces odeurs venues d’un autre temps, les bicyclettes posées négligemment sur chaque façade, les habitants qui discutent sur les pas de portes, le maté partagé, les enfants qui te saluent d’un sourire respectueux, la tranquillité des rues, l’accueil de chacun, forment un tout qui donne une idée de ce que pourrait être le monde si l’on venait s’inspirer ici : fraternité, amour et liberté.
Cette vie paisible ne s’arrête pas à ce petit village. Montevidéo, sous ces airs de capitale, ne se cache pas de ressembler à une ville provinciale où l’on se permet de se promener torse nu, de déambuler dans ses rues, de saluer le voisin, de se retrouver pour danser quelques pas de tango sur une place ombragée, comme si l’on se trouvait dans une petite bourgade.
Pour la suite du voyage, nous décidons d’arrêter de nous questionner sur le pourquoi de l’amabilité des habitants. C’est ainsi. Ils sont bien dans leur pays, ils sont bien avec le temps, rien ne presse, rien n’est urgent, sauf peut-être de vivre avec son prochain.
Petit pays, qu’on aime beaucoup, petit, petit, on rêve beaucoup…
Colonia, doux petit village Uruguayen, à une heure seulement de bateau, de la géante ville qu'est Buenos Aires
Vous ne revez pas, nous sommes bien au Marché du Port, mais il n'y a que de la viande sur les barbecues géants