Trois cartes. Deux vélos. Deux cerveaux.
Trois cartes. Deux vélos. Deux cerveaux.
En Equateur, il faut beaucoup plus que cela pour voyager en vélo et trouver sa route. Il faut ajouter : des arrêts réguliers, des infos glanées au bord de la route, l'amabilité des très nombreuses personnes, de la patience, un bon moral, des jambes qui en veulent.
Un p'tit coup de guidon sur la gauche pour éviter une branche, attention un banc de sable.
Freines! Un chien arrive droit sur nous, non, finalement, accélère! Une pierre en cache toujours une autre. Les sacoches et les pneus n'ont peur de rien, ils affrontent les évènement avec courage.
Poses pied à terre, les pavés sont impraticables. Nous avons choisi de faire comme des grands, d'esquiver la panaméricaine, de prendre des petits chemins (magnifiques, certes). et bien nous voilà comme des personnes responsables au milieu de je-ne-sais-où. Après avoir demandé près de 52 fois notre chemin, après qu'on nous ait dit 48 fois en 10km, c'est à 5km...Bon, on nous avait prévenu, mais après la petite angoisse de fin d'après-midi alors que l'on ne voyait pas la fin arriver, on peut se dire que nous avons eu un beau moment, magique même, au milieu de ces montagnes maudites lorsque qu'il fallu les gravir mais si savoureuses une fois la tente plantée.
On n'est pas bien là, au pied du Cotopaxi ?