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Douceur de vivre, quand tu nous tiens

10 Avril 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Equateur

Nous arrivons à Vilcabamba pleins d’a priori. Beaucoup de gens rencontrés en chemin nous ont prévenus qu’il s’agissait d’un village très touristique, surpeuplé de gringos qui ne parlent qu’en anglais. Nous imaginions donc ce village comme une halte furtive de 2 jours maximum. L’histoire raconte que Vilcabamba serait une vallée où les gens vivent vieux et en bonne santé, sans autre égal sur la planète. Le climat y est doux (il fait 20° toute l’année) et l’eau d’ici aurait des vertus miraculeuses. Ce qui explique l’afflux de touristes et gringos venus s’installer ici.

Nous trouvons en effet cette petite bourgade dépeuplée de locaux mais en cherchant un endroit pour poser notre tente, nous découvrons une réserve naturelle à 15 minutes du village qui nous promet de dormir au calme et en pleine nature. Nous nous enfonçons au milieu d’une forêt quasi-vierge à la recherche de l’endroit autorisé pour planter notre tente. Au milieu des lianes, traversant des nuages de papillons et d’insectes, nous trouvons une petite prairie avec cabanon cuisine et douche sous les cannes à sucre. Nous trouvons encore la force de pousser un grand whaou de surprise. Nature, calme et volupté. L’endroit est idyllique : il y a des hamacs partout, des cabanes en bois, on se douche face à la forêt, en plein air, on se baigne dans le ruisseau, on fait des feux de bois, on plante le nez au ciel pour percevoir des milliers d’étoiles scintillantes et des lucioles volantes. Nous entendons des bruits jusqu’ici inconnus, les mélodies des oiseaux tropicaux diurnes laissant place aux sons de la nuit, animaux sauvages et clapotement du ruisseau se confondent.

Nous rencontrons ici des argentins, un tchèque, un allemand, un américain et bien d’autres avec qui nous partageons plusieurs journées et soirées. Comme nous, ils avaient besoin d’une petite pause dans leur voyage, de rester un peu quelque part (et, oui, nous sommes tout de même des sédentaires).

Nous improvisons des soirées découvertes culinaires du monde et nous aventurons à faire des crêpes. Quelle idée ! Des crêpes dans la jungle, c’est comme vouloir entreprendre un bœuf bourguignon sur un voilier en mer agitée.

Bon, on vous raconte : après avoir terminé la pâte à crêpes, le temps de chercher une poêle, un nid de larves est tombé dans la pâte. C’est vraiment dégueulasse, ça bouge, ça grouille. Mais nos camarades ont vus que nous préparions des crêpes et salivent déjà à l‘idée de goûter à la « cocina frencesa », pas question de jeter la pâte, nous n’avions rien pour en préparer une autre. A l’aide d’une passoire, nous filtrons les larves. Une bonne heure plus tard, aucune poêle potable n’ayant été trouvée, nous nous trouvons à cuire les crêpes dans notre petite popote de camping. Méthode de cas extrême, pas très pratique avec les rebords de la casserole et ne permettant de cuire que des crêpes d’un diamètre de 8cm tout au plus. Mais ça en valait la peine, nos copains dévorent les crêpes avec une délectation qui fait plaisir à voir.

Nous prenons ici une bonne dose de repos avant le départ vers la frontière péruvienne.

Douceur de vivre, quand tu nous tiens
Douceur de vivre, quand tu nous tiens
Douceur de vivre, quand tu nous tiens
Douceur de vivre, quand tu nous tiens
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Douceur de vivre, quand tu nous tiens
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L
Coucou !<br /> ça fait toujours autant plaisir, et ça fait toujours autant rêver... de lire vos aventures sur ce blog ! Il y a un petit bout de temps que je n'étais pas venue... eh bien je ne suis pas déçue du voyage !!!<br /> Continuez à profiter au maximum de cette belle aventure !<br /> Bises<br /> A bientôt<br /> Lucie
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G
Bonjour. Et merci pour cette promenade sous les cannes à sucre et les bananiers.<br /> A l'heure où tout le monde nus rebat les oreilles avec des informations de plus en plus navrantes et sans aucun espoir de progrès, j'ai adoré cette promenade à vélo au paradis avec vous et partager vos crêpes... Et moi qui croyais que les gens accueillants, qui vous reçoivent sans arrière-pensée, n'existaient plus!!!<br /> A bientôt!!!<br /> Mickaël.<br /> PS: j'écouterais bien un enregistrement de ces bruits de la forêt tropicale.
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