Douce Sucre
(prononcer Sucré)
Chère Sucre,
Nous voulons te dire que malgré tous les questionnements qui se posent à ton sujet, (es-tu ou non la capitale de Bolivie ?), nous apprécions ton apparence et ton esprit. Ville principale du pays ou non, tes rues se prêtent au vagabondage paisible, tes vues, d’où que l’on soit, sont admirables. Ton passé colonial a laissé de bien belles traces architecturales pour notre grand plaisir. Tu es calme et reposante, nous aimons nous laisser imaginer vivre chez toi, dans l’une de tes grandes demeures du centre ou proche du mercado campesino, sur les hauteurs de tes flancs, si vivant et animé. Nous restons de longues heures à flemmarder dans tes cours intérieures, osant même des petites siestes à l’ombre d’un palmier géant. Tu nous offre un lieu de ressourcement sans pareil, où ta chaleur et ton ciel bleu nous rappellent le Sud de la France en été. Nous nous nourrissons de ton marché, tant par son goût que par ses bruits. Tes habitants sont adorables, peut-être est-ce dû à la douceur de ton climat.
Sucre, nous devons te quitter pour retrouver nos fidèles compagnons qui nous permettent de sillonner le pays qui t’abrite. C’est avec le sourire dans la tête et la force retrouvée chez toi que nous te quittons, un pincement au cœur en plus.
Mais saches que, un jour lointain ou très prochainement, nous reviendrons te saluer, chère Sucre.
(Aujourd'hui, 6 août, fête nationale de l'indépendance de la Bolivie depuis 1825)