Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
les mollets moteurs

On a roulé au Paradis

9 Avril 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Equateur

Au petit matin , au départ d’une de nos étapes (Saraguro, petite ville qui a conservé ses traditions indigènes), notre hôte, après nous avoir aimablement aidé à charger nos montures, nous indique que pour rejoindre la ville de Loja (dernière grande ville d’Equateur avant de rejoindre la frontière péruvienne), il existe une petite route, dans un village un peu plus loin, qui nous éviterait de rendre la panaméricaine qui serpente et nous promet 70 km de montées/descentes vertigineuses. A priori cette petite route est un chemin et est plate jusqu’à Loja. Sur le coup, nous prenons bonne note de cette information mais n’en retenons qu’une partie, l’homme étant sympathique mais surtout beau parleur. Nous avançons, puis, au village indiqué demandons aux habitants si cette route existe. Après avoir recueilli 4 avis de personnes différentes, il s‘avère qu’il existe bien l’ancienne route qui relie le petit village de San Lucas à la grande ville de Loja, chemin qui est plat, terreux et moins distant de Loja. Nous nous aventurons sur ce vieux camino sans trop savoir à quoi nous attendre.

Et bien les amis, la prise de risque à parfois du bon. Alors que nous nous étions préparé à une ascension de 2 jours vers Loja par la Panaméricaine, à souffler comme des bœufs, nous voici sur une route qui traverse ni plus ni moins que le Paradis. Au milieu d’une vallée maintenue par une chaîne de montagnes aussi vertigineuse que splendide, un ruisseau serpente, laissant voir des bananiers, des cannes à sucre, des maisons de bois, des jardins vivriers touffus, des habitants doux comme le climat. Pendant 45km, nous allons suivre cette piste de terre, à flanc de montagne qui ne nous fait la surprise que d’une jolie petite côte vite oubliée. Il fait bon, le vent nous rafraichi lorsqu’il fait trop chaud et le soleil brille davantage au moment où nous ressortons les pulls. Le chemin est très peu circulant et nous sommes plongés dans un monde tellement serein, que nous avons l’impression qu’aucun touriste n’est jamais passé.

Nous imaginons difficilement qu’une grande ville puisse être au bout de cette vallée perdue que nous ne voulons pas quitter. Et bien si, tout est possible… Nous arrivons dans Loja par un chemin de terre ! Les beau-parleurs ont parfois des paroles justes : nous nous attendions à 2 jours d’enfer, nous avons en fait roulé quelques heures au paradis.

Direction de la route pour d’autres aventuriers à vélo : entre Saraguro et Loja sur la Panamériaine, il y a un village nommé San Lucas. Le traverser, puis, juste avant le pont (après une descente), un chemin se trouve sur la gauche, le prendre et profiter à fond. Notre coup de cœur en Equateur.

On a roulé au Paradis
On a roulé au Paradis
On a roulé au Paradis
On a roulé au Paradis
On a roulé au Paradis
On a roulé au Paradis
On a roulé au Paradis
On a roulé au Paradis
On a roulé au Paradis
Lire la suite

Au détour d’une côte

8 Avril 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Equateur

Après avoir sillonné la ville et en avoir découvert les alentours, nous décidons qu’il est temps de reprendre les vélos. Je crois qu’on ne l’écrira jamais assez : les côtes sont difficiles. Nos objectifs de pédalage sont souvent revus à la baisse en cours de journée car, au choix en fonction du jour :

  • les fesses en pâtissent,
  • les jambes n’ont plus de force
  • le moral d’un des 2 co-équipiers est un peu faible

Heureusement, la vie est plutôt bien faite et dans ces moments-là, il y a toujours possibilité de trouver un petit baume au cœur. Ce jour-là, les critères énoncés ci-dessus n’étaient pas au choix, nous avions tout coché. A 14h, harassés d’une ascension sans fin, nous décidons de poser pied à terre et de trouver un endroit pour dormir. Par chance, nous apercevons une petite pancarte de bois indiquant hotel, un peu plus haut, dans un village. Jenny nous accueille avec le sourire, l’hôtel a ouvert il y a juste une semaine. Tout est fait de bois et les chambres ont l’air confortable mais malheureusement un peu chères pour notre budget. Nous lui demandons s’il y a un endroit sûr où poser notre tente dans les parages. Elle nous propose de la poser là, juste devant l’hôtel et nous propose d’utiliser la douche. Quel bonheur ! La tente montée, elle nous offre un repas, intriguée par notre mode de voyage. Lorsque son mari Patricio arrive avec toute la famille (nous sommes dimanche de Pâques), il s’adresse à nous en anglais et nous lui répondons en espagnol. Un sourire s’affiche sur son visage et nous devenons des bêtes de foire pour l’ensemble de la famille : « hey, les gringos parlent espagnol »…

Nous passons une après-midi incroyable au sein de cette famille et nous échangeons beaucoup à propos de tout : les systèmes d’éducation, les rôles hommes-femmes, la construction d’une maison, l’Equateur. En fin de journée, le couple nous propose de dormir dans l’hôtel, gratuitement, comme si nous étions en quelques heures devenus des amis de longue date. Mais notre tente orange nous attend déjà et nous les remercions chaleureusement. Le lendemain, après un petit déjeuner bien copieux préparé par Jenny, nous reprenons notre route, l’estomac plein et l’esprit plus léger, nous permettant de prendre avec philosophie les 20km de grimpette qui nous attendent.

Au détour d’une côte
Au détour d’une côte
Au détour d’une côte
Au détour d’une côte
Lire la suite

Nous voilà à Cuenca

8 Avril 2013 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Equateur

A notre arrivée à Cuenca, nous essorons maillots et pantalons, non pas de sueur aujourd’hui mais de pluie tropicale. Jesus, croisé en chemin, nous a indiqué un hostal dans lequel il a passé plusieurs jours bien agréables. Nous sonnons donc à l’adresse indiquée qui étrangement n’affiche rien sur sa façade extérieure. On dirait une maison abandonnée dans une de ces ruelles pavées typiques de la ville. Un jeune homme enjoué vient nous ouvrir, nous demande d’entrer avec les vélos alors que nous dégoulinons et que nous n’avons prononcé qu’un rapide « buenas tardes » essoufflés. Bienvenus à la maison ! Cet hostal familial n’est en fait pas vraiment légal et est complètement déglingué mais nous passons ici de belles journées et faisons des rencontres agréables. C’est fou cette impression d’être attendu quelque part alors qu’il y a 3 minutes à peine on ne se connaissait même pas de vue.

Au détour d’une rue, nous croisons Pierrick, un Français en voyage qui remonte l’Amérique Latine depuis le Sud. Avec lui, nous passerons 4 jours à découvrir la ville, à randonner dans le Parque National El Cajas, à siroter diverses boissons locales et à fêter le Semaine Sainte autour d’un plat composé de 12 lentilles différentes, en représentation des 12 apôtres (que loco).

Nous voilà à Cuenca
Nous voilà à Cuenca
Nous voilà à Cuenca
Nous voilà à Cuenca
Nous voilà à Cuenca
Nous voilà à Cuenca
Nous voilà à Cuenca
Nous voilà à Cuenca
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 > >>