A nos bicyclettes d’atterrir
Installés sur la terrasse du petit hostal, nous ouvrons les cartons qui sont dans un piteux état pour contrôler l’ampleur des dégâts causés lors du transport des vélos. Nous sommes vite rassurés, la casse est à l’extérieur, les vélos sont intactes. Vite, vite, remontage de l’ensemble avant la tombée de la nuit. Nous terminons le gros œuvre à la frontale, les détails seront réglés demain.
Mecanique dans le patio
Bienvenido en Equador
La route qui relie l’aéroport et Quito est tantôt neuve, tantôt chaotique. Nos traversons de nuit des constructions qui bordent la voie. Avis aux architectes et urbanistes : vous avez de quoi vous arracher les cheveux : briques, parpaings, tôles, forêt, petits magasins, grillages escaladés par les enfants, tout se mélange de façon vivante.
L’air est humide et tempéré (environ 15°), les odeurs de cuissons se mêlent aux échappements des voitures, les taxis sèment des petits coups de klaxons juste derrière vous pour prévenir de leur arrivée (dans le cas où vos n’ayez plus la force de marcher). Les 2850 mètres d’altitude se font sentir en côte, nous avons l’impression de marcher au ralenti et cela est bien agréable.
Quito por la noche y por el dia
Premiers pas dans l’autre hémisphère !
10 heures plus tard nous atterrissions à Quito, au nouvel aéroport, en fonctionnement depuis 8 jours et à 40 kilomètres de notre petite chambre chez l’habitant. Au sortir de la douane (qui fut quelque peu folklorique avec nos cartons de vélo qui ne passaient pas dans le vérificateur), il nous fallu trouver un taxi ou plutôt un van qui puisse accueillir nos deux vélos, nos deux valises (cartons) et nous deux. Après une petite heure de négociation, nous sommes passés de 80 à 60 puis à 50 pour finir à 45 dollars pour le trajet aéroport-chez l’habitant. On ne s’en est pas trop mal sortis pour une première fois, la tête dans le gaz après 40h sans trop de repos.
Le p’tit bonus culturel : sur la route entre l’aéroport et le centre ville de Quito notre taxi est stoppé par un policier. Notre chauffeur vient de griller un feu rouge et sa carte (on ne sait pas de quoi) est périmée. Après quelques négociations et un tour de passe passe, notre chauffeur remonte en voiture, sourire aux lèvres : « es bueno para mi » en haussant les épaules. Apparemment le p’tit billet sorti de sa poche lui évite pas mal de tracas.