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les mollets moteurs

Vue d’intérieur

28 Janvier 2014 , Rédigé par Mathilde et Brice Publié dans #Uruguay

Remontant de la côte vers les terres, nous découvrons les grandes plaines qui composent l’Uruguay. Si désertique, si calme, si faiblement peuplé. La moitié de la population se concentre dans la capitale, une autre partie sur la côte, et quelques égarés vivent à l’intérieur du pays, cultivant la terre et élevant des vaches. Des grandes étendues dans lesquelles paissent des morceaux de viande savoureux, fondants, délicieux au feu de bois. Les routes sont droites et il est rare de croiser un véhicule. Le Rio Negro traverse le pays d’est en ouest, offrant une large plage propice à la baignade dans le petit village de San Gregorio de Polanco. Il fait une chaleur suffocante que l’on arrive à apaiser en plongeant tête la première dans le cours d’eau. Sur la plage qui offre un terrain superbe à l’admiration du coucher de soleil, les uruguayens ont coutume d’applaudir dès que la boule de feu croise l’horizon. Ils remercient ainsi la belle journée qu’ils viennent de passer et le spectacle que leur offre la nature.


Chaque 200km, une ville, que l’on aurait ailleurs appelé village.


Dans l’une d’elle, Melo, alors que nombre de personnes nous ont demandé ce que nous faisions ici, que nous étions fatigués d’une longue journée de stop en pleine chaleur, nous croisons deux femmes et une petite fille que nous saluons. L’une d’elle nous dit « bonjour, comment ça va ? » dans un français parfait. Sous le choc, on se dit que l’on a mal compris, que le soleil a peut-être tapé trop fort. Mais cette femme fait demi-tour alors que nous aussi nous nous approchons d’elle, intrigués. Nous échangeons quelques banalités en espagnol, puis après nous avoir demandé ce que nous faisions ici et après lui avoir répondu que nous souhaitions découvrir également l’Uruguay de l’intérieur et pas seulement ses magnifiques côtes, cette femme nous propose de venir dormir chez elle. C’est tout petit, nous dit-elle, mais si vous voulez, ma porte est ouverte.


Nous saisissons cette occasion et nous nous retrouvons dans la petite maison de Rosana, artiste qui travaille le cuir, en compagnie de sa petite fille Satia et d’une amie Maria. Ensemble, nous partageons une soirée, Rosana prépare de délicieuses pizzas, Maria court chez elle pour en ramener une bouteille de vin et Satia nous fabrique des bijoux. Dans cette petite maison au grand cœur, nous partageons en quelques heures seulement des rires, des idées, des rêves et quelques mots en français avec cette fabuleuse femme qui avait écouté l’album d’Edith Piaf en boucle la veille de nous croiser.

Le lendemain, nous nous sommes séparés, émus en nous interrogeant : la chance vient-elle à nous, ou faut-il la provoquer ?

Vue d’intérieur
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C
La chance vient à nous.... lorsqu'on la provoque ;p
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N
La chance sourie au gens qui ont le cœur assez grand pour l'accueillir :-)<br /> Vous avez su l'apprivoiser et en cheminant les yeux grands ouverts vous ne la manquez pas !<br /> bravo ...
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M
Et merci d'avoir abandonné le diaporama. Je v ais renouveler mon fond d'écran!!!!<br /> Bises.
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M
Bonjour. Toujours d'aussi belles rencontres et d’aussi beaux paysages!!! C'est vrai que, par ici, on a du mal à se souvenir de ce qu'est un rayon de soleil!!! Merci de partager les vôtres!<br /> <br /> Bises.
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C
La vache, quel bronzage!!!!!!!!!profitez, ici il pleut depuis 4 mois......
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